Conakry, le 11 mai 2026 – Le Premier ministre, Chef du Gouvernement a présidé la cérémonie de lancement de l’atelier de validation des avants projets de la Politique foncière nationale et de la Politique foncière agricole, dans un complexe hôtelier.
L’objectif de cet atelier est de présenter les avant- projets de la PFN et de la PFA et recueillir les observations des acteurs en vue de leur amélioration et de leur validation prochaine.
De manière spécifique, il s’agit de :
• présenter les méthodologies employées pour élaborer la PFN d’une part et la PFA d’autre part ;
• fournir une information synthétique sur l’essentiel du contenu des deux politiques ;
• recueillir les observations, contributions et recommandations des participants en vue d’améliorer les documents.
• Examiner et valider les avant-projets de la PFN et de la PFA.
Le Ministre de l’Habitat de l’Urbanisme et de de l’Aménagement du Territoire a dans son discours rappelé que la question foncière s’impose désormais comme un sujet majeur de l’action publique, de stabilité institutionnelle, de compétitivité économique et de cohésion sociale. Et que cet atelier marque une étape importante dans la réforme du cadre de gouvernance foncière de la République de Guinée, ouvrant ainsi une nouvelle phase dans l’organisation, la sécurisation et la modernisation d’une gestion transparente et efficace des titres fonciers.
Pour la ministre de l’Agriculture, Hadja Aminata KABA, le foncier est au cœur du développement économique, social et environnemental. Il constitue un levier fondamental de la sécurité alimentaire, de la stabilité sociale, de la gestion durable de nos ressources naturelles et de la prospérité des générations futures.
Le Premier ministre a rappelé que les avant-projets de la Politique Foncière Nationale et de la Politique Foncière Agricole sont l’aboutissement de plusieurs années de concertations, de réflexions et d’approfondissements engagés depuis 2022. Il a souligné le caractère stratégique et urgent de cette réforme, estimant que l’accès sécurisé à la terre demeure l’un des principaux obstacles au développement agricole, à l’investissement et à la valorisation du potentiel économique national. Selon lui, la sécurisation foncière constitue une condition essentielle pour stimuler la production agricole, nourrir les populations et favoriser la mise au travail des citoyens sur l’ensemble du territoire national.
Le Chef du Gouvernement a également insisté sur la nécessité d’une gouvernance foncière moderne afin de prévenir les conflits, accompagner l’émergence des nouvelles zones urbaines et renforcer la stabilité sociale. Il a indiqué que la sécurisation des propriétés et la délivrance de titres fiables permettront aux investisseurs, aux institutions financières ainsi qu’aux acteurs économiques d’accéder plus facilement aux mécanismes de financement. Réaffirmant la volonté des autorités de bâtir une société apaisée et organisée, il a, au nom du Président de la République, Mamadi DOUMBOUYA, déclaré ouverts les travaux de présentation et de validation des avant-projets de la Politique Foncière Nationale et de la Politique Foncière Agricole.