Conakry, le 28 fĂ©vrier 2025 – Il y a exactement un an, Amadou Oury BAH prenait fonction Ă la tĂȘte du Gouvernement. Lâacteur politique lucide et modĂ©rĂ© bĂ©nĂ©ficiait ainsi de la confiance de lâhomme de la Refondation : le GĂ©nĂ©ral Mamadi DOUMBOUYA, PrĂ©sident de la RĂ©publique.
Un an aprĂšs, lâengagement et lâenthousiasme de servir la nation au plus haut niveau ne semblent pas avoir pris une ride chez le Premier ministre. Mieux, Bah Oury est plus dĂ©terminĂ© encore Ă impulser des rĂ©formes structurelles, stimuler la croissance Ă©conomique, renforcer la gouvernance et contribuer Ă amĂ©liorer les conditions de vie des populations dans une GuinĂ©e apaisĂ©e.
NommĂ© dans un contexte Ă©conomique tendu par lâexplosion du principal dĂ©pĂŽt de carburant de Conakry, Bah Oury et son gouvernement sont parvenus Ă rĂ©tablir lâĂ©quilibre et Ă avancer sur la trajectoire de dĂ©veloppement prise par le Chef de lâĂtat.
La santé avant tout
Sur le plan social, le Gouvernement a placĂ© la protection sociale et lâamĂ©lioration des services publics au cĆur des prioritĂ©s. LâamĂ©lioration des soins de santĂ© est remarquable Ă lâintĂ©rieur du pays. La baisse drastique des taux de mortalitĂ© infantile et maternelle est notable. En effet, la mise Ă disposition des stations de production dâoxygĂšne au niveau des hĂŽpitaux rĂ©gionaux, la construction et la rĂ©habilitation des centres de santĂ© avec une exigence de qualitĂ© de service, la disponibilitĂ© des mĂ©dicaments essentiels, des vaccins, des kits de suivi de la grossesse et de lâaccouchement, la fermeture des points de vente de faux mĂ©dicaments et des cliniques clandestines ainsi que la moralisation de la pratique ont, entre autres, contribuĂ© Ă conforter la politique de soins dans le pays.
La protection sociale a Ă©galement connu des avancĂ©es notables. Pour la premiĂšre fois en GuinĂ©e, les travailleurs et les retraitĂ©s de la fonction publique bĂ©nĂ©ficient dâune prise en charge Ă hauteur de 80 % des frais mĂ©dicaux.
Par ailleurs, pour améliorer la mobilité urbaine et désenclaver certaines zones de production, des investissements majeurs ont été réalisés : 267 km de routes bitumées, 540 km de pistes rurales et 34 ouvrages construits ou réhabilités.
LâachĂšvement du pont Ă pĂ©age de TanĂšnĂš (DubrĂ©ka), du pont sur le Sankarani Ă Mandiana et la poursuite des travaux dâamĂ©nagement des ponts de Kassonyah, Kissosso et de Kakimbo Ă Conakry illustrent la volontĂ© du gouvernement de moderniser les infrastructures stratĂ©giques pour soutenir le dĂ©veloppement.
Dans le secteur agricole, des mesures ont Ă©tĂ© prises pour amĂ©liorer la production et la sĂ©curitĂ© alimentaire. GrĂące Ă lâamĂ©nagement de 660 hectares de plaines, la mise Ă disposition de 401 tracteurs mĂ©canisĂ©s et la distribution de 1 900 tonnes de semences de riz et de maĂŻs, la GuinĂ©e a pu renforcer sa production cĂ©rĂ©aliĂšre. Par ailleurs, 1 176 tonnes de riz paddy ont Ă©tĂ© traitĂ©es et labellisĂ©es sous lâappellation âRiz de GuinĂ©eâ, valorisant ainsi la production locale.
Au niveau de la pĂȘche et de lâĂ©levage, les prĂ©mices dâune Ă©volution heureuse sont de plus en plus relevĂ©es par les acteurs. La tendance est Ă soutenir.
Une économie résiliente
Dâun point de vue macroĂ©conomique, la GuinĂ©e, en dĂ©pit du choc provoquĂ© par lâincendie du dĂ©pĂŽt pĂ©trolier en dĂ©cembre 2023, affiche une croissance du PIB rĂ©el de 6,1 % en 2024, dĂ©passant les prĂ©visions initiales de 4,2 %. Cette performance traduit la rĂ©silience de lâĂ©conomie guinĂ©enne face aux dĂ©fis mondiaux et tĂ©moigne des efforts entrepris pour la stabiliser et la diversifier.
LâefficacitĂ© financiĂšre du gouvernement sâapprĂ©cie Ă©galement dans lâamĂ©lioration de sa capacitĂ© dâabsorption des financements extĂ©rieurs ainsi que dans la mobilisation des recettes intĂ©rieures, qui sont passĂ©es dâun taux moyen de 30 % en 2023 Ă 50 % en 2024.
Pour soutenir la dynamique Ă©conomique, lâinvestissement dans les projets dâinfrastructures devient plus important. ParallĂšlement, la lutte contre la corruption a atteint un niveau inĂ©galĂ©. Lâengagement du PrĂ©sident de la RĂ©publique sur ce terrain est sans faille. Le gouvernement, par des rĂ©formes, conforte ces actions par la digitalisation des processus. La passation des marchĂ©s publics, le paiement des taxes et des amendes participent Ă rĂ©duire les risques de corruption et amĂ©liorent la collecte des recettes publiques.
En préparation des élections crédibles
Sur le plan politique, lâĂ©valuation des partis politiques est une action de portĂ©e historique dans le vaste chantier de la refondation. Ce travail dâassainissement du rĂ©pertoire national est menĂ© alors que les opĂ©rations de Recensement administratif Ă vocation dâĂtat civil sont lancĂ©es. Le tout concourt Ă prĂ©parer le pays Ă un retour Ă lâordre constitutionnel dans la transparence et lâinclusion dĂ©mocratique.
AprĂšs la prĂ©sentation de lâavant-projet de nouvelle constitution, le PrĂ©sident de la RĂ©publique a annoncĂ© que 2025 sera une annĂ©e Ă©lectorale.
Les grands défis
Le gouvernement, sous lâautoritĂ© du Premier ministre Amadou Oury Bah, met les bouchĂ©es doubles pour tenir cet engagement prĂ©sidentiel. Câest le premier grand challenge de la deuxiĂšme annĂ©e de Bah Oury Ă la Primature.
Le deuxiĂšme grand dĂ©fi porte sur le capital humain, lâemployabilitĂ© des jeunes et les questions de dĂ©veloppement : Ă©lectrification, infrastructures, adduction dâeau, connectivitĂ©, Ă©ducation, sĂ©curitĂ© environnementale et gouvernance institutionnelle.
Lâatteinte des rĂ©sultats sur ces chantiers nĂ©cessite la mobilisation de toutes les forces sociales du pays. LâunitĂ© dâaction dans un esprit de cohĂ©sion nationale doit accompagner les initiatives et actions. Dans cette perspective vertueuse pour le pays, des rĂ©flexions transversales et inclusives sont Ă mener pour une meilleure intĂ©gration des prĂ©occupations des citoyens dans le cadre du Programme Simandou 2040, la clĂ© de voĂ»te de lâĂ©mergence de la GuinĂ©e.