Koba, 8 avril 2026 – Le Premier ministre, Chef du Gouvernement, Amadou Oury Bah, a procédé au lancement officiel de la campagne agricole 2026-2027 dans la sous-préfecture de Koba, préfecture de Boffa.
La plaine de Konibalé, d’une superficie de 2 400 hectares, a servi de cadre à cette cérémonie, organisée par le ministère de l’Agriculture à travers la Chambre nationale d’agriculture. Le thème retenu cette année, « Nourrir la Guinée avec ses propres ressources », met en avant la volonté des autorités de renforcer l’autosuffisance et la souveraineté alimentaires du pays.
La ministre de l’Agriculture, Aminata Kaba, s’est félicitée des résultats de la précédente campagne, marquée par une production de plus de 1,5 million de tonnes de riz, soit une hausse de 14 %, ainsi que de 750 000 tonnes de maïs, en progression de 33 %.
Elle a également souligné l’ambition du Gouvernement de faire de 2026 une année charnière pour le développement agricole en Guinée, secteur clé du programme Simandou 2040. Poursuivant son intervention, elle a précisé que l’État accompagnera directement 1,5 million de producteurs familiaux, socle de la souveraineté alimentaire, ainsi que 100 agriculteurs « champions », appelés à jouer un rôle moteur dans la modernisation du secteur.
À cet effet, « d’importants intrants seront mis à disposition, notamment 3 000 tonnes de semences de riz, 1 500 tonnes de semences de maïs, 34 000 tonnes d’engrais NPK et plus de 785 000 litres d’herbicides », a-t-elle annoncé.
Le Premier ministre a rappelé l’immense potentiel agricole de la Guinée, réaffirmant l’engagement du Gouvernement à intensifier les aménagements et les investissements en vue d’atteindre l’autosuffisance alimentaire. Il a également mis en garde contre les risques liés à la dépendance aux importations : « Un pays qui dépend des importations est en danger. Il suffit qu’un détroit soit bloqué quelque part dans le monde pour que nous en subissions immédiatement les conséquences », a-t-il averti.
Pour finir, le Chef du Gouvernement a insisté sur la nécessité de stimuler davantage les investissements privés, en particulier nationaux, afin de dynamiser durablement le secteur. Il a appelé la Chambre nationale d’agriculture à mobiliser des acteurs disposant de ressources, y compris en dehors du secteur, pour assurer la mise en place effective d’unités de conservation des productions.