Conakry, le 24 février 2026 – Le Premier ministre, Chef du Gouvernement, a reçu au Palais de la Colombe la Gouverneure de la ville, le Secrétaire général du ministère de l’Urbanisme, ainsi que les treize (13) présidents des Délégations spéciales des communes de la capitale, à la suite des opérations de déguerpissement menées dans le Grand Conakry.
Au cours de cette rencontre, le Chef du Gouvernement a déploré qu’à ce jour, les personnes concernées, notamment les vendeurs affectés, n’aient pas été systématiquement réinstallées sur des espaces appropriés. Selon lui, cette situation met en évidence une fragilité organisationnelle qui n’est pas digne d’un pays confronté à une forte croissance démographique et à un engorgement urbain de plus en plus préoccupant. Il a souligné qu’aucune politique d’assainissement ne saurait produire des résultats durables sans anticipation et sans mesures d’accompagnement adaptées.
Le Premier ministre a également dénoncé les dérives ayant conduit, par le passé, à la spoliation et à la vente illégale de domaines publics, notamment des marchés, des cimetières et des réserves foncières initialement destinées à la construction d’écoles et d’infrastructures sociales. Il a estimé que ces pratiques ont contribué à désorganiser l’aménagement urbain et à accentuer les difficultés actuelles.
Face à l’urgence sociale, il a instruit les responsables communaux d’identifier, dans une semaine, des espaces susceptibles d’accueillir provisoirement les déguerpis, en attendant une solution définitive. Il a insisté sur le fait qu’aucune commune ne peut se retrancher derrière l’argument du manque d’espace, appelant chaque collectivité à explorer son territoire afin de proposer des sites aménageables à titre transitoire.
Par ailleurs, le Chef du Gouvernement a mis l’accent sur la nécessité absolue pour les treize (13) communes d’indiquer formellement des espaces susceptibles d’être affectés à la construction provisoire des marchés.
La Gouverneure de la ville de Conakry Général M’Hawa SYLLA a précisé que des solutions transitoires ont été trouvées pour certaines communes, comme Matoto et le marché de d’Enco 5, où des espaces ont été aménagés pour réinstaller les femmes commerçantes. À Sanoyah , bien que cinq marchés aient été construits, il est difficile d’y envoyer les vendeuses de légumes en raison des contraintes logistiques et de sécurité liées aux horaires de livraison
« un suivi est en cours pour aménager progressivement tous les sites nécessaires, tout en anticipant la reconstruction du marché d’Avaria et en veillant à ce que les activités commerciales puissent se poursuivre dans de bonnes conditions ».