LE PREMIER MINISTRE OUVRE LA SEMAINE DE LA CONSOLIDATION DE LA PAIX ET RÉAFFIRME L’ENGAGEMENT DE LA GUINÉE EN FAVEUR D’UNE PAIX DURABLE

Conakry, le 8 juillet 2026 – Le Premier ministre, Chef du Gouvernement, Amadou Oury Bah, a présidé la cérémonie d’ouverture en différé de la Semaine de la consolidation de la paix, organisée à l’initiative du Fonds des Nations Unies pour la consolidation de la paix (PBF).

Prévue du 22 au 26 juin 2026 dans une soixantaine de pays bénéficiaires du Fonds, cette édition a été marquée en Guinée par un colloque consacré à la consolidation de la paix à l’aube du XXIᵉ siècle.

Cette Semaine des Nations Unies pour la consolidation de la paix intervient dans un contexte particulier, marqué par le 20ᵉ anniversaire du Fonds pour la consolidation de la paix et près de 19 années d’engagement aux côtés de la Guinée. Elle constitue une occasion de mettre en lumière les résultats obtenus, de partager les expériences acquises et de renforcer les partenariats en faveur d’une paix durable.

Le Coordonnateur résident du Système des Nations Unies en Guinée, Diego Zorrilla, a salué le partenariat historique entre la Guinée et le Fonds pour la consolidation de la paix, rappelant que le pays figure parmi les premiers bénéficiaires de cet instrument des Nations Unies. Il a souligné que les appuis du PBF ont contribué à accompagner des réformes majeures, notamment dans les domaines de la cohésion sociale, de la réforme du secteur de la sécurité, de l’autonomisation des femmes et des jeunes, de la réconciliation nationale et du renforcement de la participation citoyenne.

S’exprimant au nom des pays donateurs du PBF, l’Ambassadeur de France en Guinée et en Sierra Leone a réaffirmé l’attachement de son pays au multilatéralisme et au rôle central des Nations Unies dans la promotion de la paix. Il a salué les avancées enregistrées par la Guinée avec l’appui du Fonds, notamment dans divers domaines. Face aux défis liés à la diminution des financements internationaux, il a appelé à la recherche de mécanismes innovants pour préserver et renforcer les acquis de la consolidation de la paix.

Le Premier ministre, Amadou Oury Bah, a rappelé que la coopération entre la Guinée et le Fonds pour la consolidation de la paix s’inscrit dans une histoire de près de vingt ans, à laquelle il a lui-même contribué en tant qu’ancien ministre de la Réconciliation nationale. Revenant sur le chemin parcouru par le pays, il a évoqué les avancées enregistrées en matière de réconciliation, de réforme du secteur de la défense et de la sécurité, de promotion de l’État de droit et d’organisation de processus électoraux apaisés. Il a rendu hommage à l’ensemble des partenaires ayant accompagné la Guinée dans cette dynamique de consolidation de la paix.

Le Chef du Gouvernement a rappelé que « la paix ne constitue jamais un acquis définitif, mais un processus qui se construit chaque jour à travers la qualité de la gouvernance, la participation citoyenne, le respect des institutions et une répartition équitable des fruits de la croissance ».

LE PREMIER MINISTRE A PRÉSIDÉ LA PRÉSENTATION DU RAPPORT D’ANALYSE DU REGISTRE SOCIAL UNIFIÉ

Conakry, le 8 juillet 2026 – Le Premier ministre, Chef du Gouvernement, Amadou Oury Bah, a présidé l’atelier de présentation du rapport d’analyse du profil sociodémographique et socioéconomique des ménages inscrits au Registre social unifié (RSU), dans un complexe hôtelier.

Le RSU vise à fournir à l’État une base de données fiable et actualisée sur les ménages afin d’orienter les politiques sociales sur la base de données objectives, d’assurer un ciblage plus juste des populations vulnérables et de rendre les programmes sociaux plus efficaces, transparents et inclusifs.

Ouvrant les travaux, le Directeur général du Fonds de développement social et de l’indigence (FDSI), Lancinè Diawara, a rappelé que le Registre social unifié constitue désormais le socle des politiques nationales de protection sociale. Il a souligné que le RSU recense près de 977 610 ménages, soit plus de 4,8 millions de personnes, offrant ainsi à l’État une base de données fiable pour identifier les populations vulnérables, améliorer le ciblage des bénéficiaires et garantir une plus grande équité dans la mise en œuvre des programmes sociaux.

La représentante de l’UNICEF, Maddalena Bertolotti, a indiqué que le RSU dépasse le statut de simple base de données pour devenir un véritable outil de gouvernance au service des politiques publiques. Selon elle, la disponibilité de données fiables permettra d’orienter plus efficacement les ressources vers les ménages les plus vulnérables, en particulier les femmes et les enfants, tout en renforçant la transparence, la coordination et l’efficacité des interventions sociales. Elle a réaffirmé l’engagement de l’UNICEF à accompagner le Gouvernement dans la consolidation et la mise à jour continue de cet instrument stratégique.

Prenant la parole, la ministre de la Femme, de la Famille et des Solidarités, Patricia Lamah, a indiqué que la justice sociale et la solidarité nationale figurent parmi les priorités du Gouvernement. Elle a souligné que le Registre social unifié, consacré par le décret d’octobre 2024 comme porte d’entrée unique des programmes nationaux de protection sociale, constitue un levier essentiel pour améliorer le ciblage des interventions publiques, optimiser l’utilisation des ressources et bâtir un système de protection sociale plus performant, transparent et équitable.

Dans son allocution, le Premier ministre, Amadou Oury Bah, a insisté sur le fait que le développement ne se résume pas à la construction d’infrastructures. Selon lui, la modernisation de l’État passe également par la mise en place d’outils capables d’améliorer l’efficacité de l’action publique, notamment en matière de protection sociale. Il a rappelé que le Registre social unifié constitue un instrument stratégique permettant de mieux identifier les besoins réels des populations et de garantir un ciblage plus juste des politiques publiques.

Le Chef du Gouvernement a également souligné que le RSU ne relève pas d’une politique sectorielle, mais d’un dispositif national appelé à servir l’ensemble des administrations. Il a insisté sur la nécessité de maintenir une base de données constamment actualisée, exhaustive et interopérable avec les autres systèmes d’information de l’État, notamment grâce au numéro personnel d’identification. Pour lui, la qualité de ces données conditionne la capacité du Gouvernement à conduire des politiques sociales efficaces, inclusives et adaptées aux besoins de chaque citoyen.