LE PREMIER MINISTRE REÇOIT LES SAGES DE BOFFA

Conakry, le 26 mars 2026 – Le Premier ministre, Chef du Gouvernement, a reçu en audience les sages de Boffa au Palais de la Colombe.

 

Conduite par le Préfet, la délégation est venue transmettre les salutations des populations de Rio Pongo et exprimer leur satisfaction quant aux actions engagées par les autorités.

Au nom des sages, Elhadji Mamadou Diawara a salué les progrès enregistrés, notamment en matière de désenclavement, d’habitat et de développement local. Il a également mis en avant l’implication des entreprises dans l’accompagnement des communautés.

La délégation a toutefois attiré l’attention sur la faiblesse de la capacité du groupe électrogène, devenue insuffisante face à la croissance de la ville, entraînant des délestages.

Le Premier ministre a salué la démarche des sages et indiqué avoir pris bonne note des préoccupations, notamment sur l’électricité et l’eau, précisant avoir déjà engagé des échanges avec la Direction générale de l’EDG en vue de solutions durables.

 

LA GUINÉE ET LA SFI , FILIALE DU GROUPE DE LA BANQUE MONDIALE CONSOLIDENT LEUR CADRE DE COOPÉRATION POUR L’ACCÉLÉRATION DES RÉFORMES ET DES INVESTISSEMENTS STRUCTURANTS

Conakry, le 26 mars 2026 – Le Premier ministre, Chef du Gouvernement, a reçu en audience une délégation conjointe de la Société Financière Internationale (SFI) filiale du Groupe de la Banque mondiale, conduite par le Directeur général de la SFI, Maktar DIOP.

Cette mission de haut niveau s’inscrit dans une dynamique de renforcement du partenariat stratégique entre la Guinée et les institutions financières internationales, avec pour objectif d’identifier des projets à fort impact, d’accélérer les réformes structurelles et de soutenir le développement du secteur privé, notamment dans le cadre du programme Simandou 2040.

Introduisant les échanges, la Ministre de l’Économie, des Finances et du Budget, Mariame Ciré SYLLA, a rappelé les objectifs majeurs de cette mission, axés sur l’identification d’opportunités d’investissement, le renforcement du climat des affaires et l’accompagnement des priorités de développement du Gouvernement.

Le Directeur général de la SFI, Maktar DIOP a exprimé son attachement particulier à la Guinée, évoquant avec émotion les liens anciens qui le lient au Premier ministre, avec qui il a partagé une partie de son parcours académique. Au-delà de cette relation personnelle, il a insisté sur une convergence de valeurs fondée sur l’engagement au service de leurs pays.

Sur le fond, il a souligné que la Guinée se trouve aujourd’hui à un point d’inflexion décisif, appelant à une accélération de la mise en œuvre des réformes et des projets structurants. Il a notamment mis l’accent sur la nécessité de traduire la vision du programme Simandou 2040 en actions concrètes et mesurables.

Le Directeur général de la SFI a, à cet effet, formulé plusieurs pistes prioritaires, notamment le développement des infrastructures rurales pour soutenir l’agriculture, l’ouverture du secteur de l’énergie au privé, le renforcement du numérique ainsi que la promotion de champions locaux capables de structurer un secteur privé national robuste et durable.

En réponse, le Premier ministre, Chef du Gouvernement, a souhaité la bienvenue à la délégation et salué la qualité des échanges, tout en se réjouissant de retrouver un partenaire de longue date, avec qui il partage une histoire personnelle et un engagement commun au service du développement du continent.

Amadou Oury BAH a rappelé que la Guinée traverse une phase de transformation profonde, nécessitant des réformes à la fois structurelles et opérationnelles. À cet égard, il a réaffirmé l’engagement du Gouvernement à créer un environnement favorable aux investissements, notamment à travers le développement des pistes rurales, la réforme du secteur énergétique, l’accélération du numérique et le soutien au secteur privé.

Le Chef du Gouvernement a également insisté sur la nécessité de renforcer la structuration des projets, en mettant un accent particulier sur les études de faisabilité, la mobilisation des financements et la qualité de l’ingénierie technique.

Évoquant les grands projets en cours, il a mis en avant le programme de développement du Grand Nord ainsi que le corridor Simandou, appelés à transformer durablement l’économie guinéenne et à renforcer son intégration régionale.

DÉCLARATION DE POLITIQUE GÉNÉRALE DU GOUVERNEMENT : LE PREMIER MINISTRE MET, EN PREMIER LIEU, L’ACCENT SUR LES RÉFORMES INSTITUTIONNELLES ET POLITIQUES

Conakry, le 25 mars 2026 – Le Premier ministre, Chef du Gouvernement, Monsieur Amadou Oury Bah, a présenté devant le Conseil National de la Transition la Déclaration de politique générale du Gouvernement.

La cérémonie, placée sous la présidence de l’Honorable Dr Dansa KOUROUMA, Président du CNT, a connu la présence des membres du Gouvernement, des représentations diplomatiques, des présidents des institutions républicaines, des faîtières, ainsi que des cadres de l’Administration publique.

Dans son discours d’ouverture, Dr Dansa KOUROUMA a rappelé que cet exercice républicain, progressivement consacré comme un moment essentiel de la vie institutionnelle, s’est imposé comme un instrument de transparence, de responsabilité et de dialogue entre pouvoirs.

Dans cette dynamique, le Premier ministre a, en préambule, rendu grâce au Tout-Puissant, le Très Miséricordieux, pour la paix qu’Il accorde à notre pays, pour la protection qu’Il continue d’assurer au peuple de Guinée et pour la sagesse qu’Il inspire à celles et ceux qui ont la responsabilité de servir la Nation.

Par ailleurs, le Chef du Gouvernement a qualifié cet exercice comme s’inscrivant dans la continuité de la vision impulsée par le Président de la République.

Pour le Chef du Gouvernement cet exercice traduit une volonté claire : reconstruire durablement les bases de l’administration publique et restaurer la crédibilité de l’État, tant à l’intérieur qu’à l’international.

Sur le plan institutionnel et politique, il a révélé que la Guinée a franchi une étape déterminante dans le rétablissement de son ordre constitutionnel et dans la consolidation de sa légitimité républicaine : « Notre pays s’est doté d’une nouvelle Constitution, d’un Code électoral rénové, et d’un dispositif électoral modernisé, consolidé par l’enrôlement biométrique de 8 979 923 citoyens, aboutissant à un fichier électoral de 6 768 458 électeurs ».

Poursuivant, le Premier ministre a indiqué que le référendum constitutionnel du 21 septembre 2025, suivi de l’élection présidentielle du 28 décembre 2025, a permis le retour à un ordre institutionnel régulier, légitime et souverain, dans un cadre pacifique, reconnu par les missions d’observation régionales et internationales : « Cette évolution institutionnelle est traduite par une normalisation progressive de la position de la Guinée à l’international ».

Dans le même élan, il a souligné qu’après la suspension intervenue à la suite des événements du 5 septembre 2021, les organisations régionales et internationales ont progressivement levé les mesures restrictives prises à l’encontre de notre pays. Ainsi, la Francophonie a levé, en septembre 2024, la suspension de la Guinée. De même, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a progressivement levé les sanctions économiques et financières avant de procéder, en janvier 2026, à la levée des dernières mesures restrictives et à la pleine réintégration de la Guinée dans les instances décisionnelles de l’organisation.

Parallèlement, l’Union africaine a levé ses sanctions après la restauration de l’ordre constitutionnel issue des élections de 2025, ouvrant ainsi la voie au retour complet de la République de Guinée au sein des instances continentales.

Le Chef du Gouvernement a également relevé que, malgré les épreuves, une constante demeure : la volonté du peuple guinéen de préserver son unité, sa dignité et sa souveraineté. Dans cette perspective, les institutions ne doivent pas être appréhendées comme de simples constructions juridiques, mais comme l’expression d’un pacte profond entre un peuple et son avenir.

DÉCLARATION DE POLITIQUE GÉNÉRALE DU GOUVERNEMENT : CAP SUR LES BILANS SOCIAUX, TECHNOLOGIQUES ET LE PROGRAMME SIMANDOU2040

Conakry, le 25 mars 2026 – Les acquis sociaux et technologiques du pays, ainsi que les ambitions inscrites dans le cadre du Programme Simandou 2040, ont constitué la troisième partie du discours du Chef du Gouvernement, Monsieur Amadou Oury Bah, devant les Conseil Nationaux de la Transition.

Abordant le bilan social, le Chef du Gouvernement a précisé que la prise en charge sanitaire des agents publics a atteint 80 %, illustrant la volonté de l’État de renforcer la protection sociale et d’améliorer les conditions de vie des citoyens. Dans le secteur agricole, 14 700 hectares ont été aménagés, 507 tracteurs distribués, et la Guinée a consolidé son rang de premier producteur mondial de fonio, avec une production annuelle d’environ 560 000 tonnes.

Le Premier ministre a ensuite évoqué les progrès technologiques réalisés dans le pays, qui contribuent à moderniser l’administration et à réduire la fracture numérique. Plus de 12 000 kilomètres de fibre optique ont été déployés, et plus de 300 localités rurales ont été raccordées aux infrastructures électriques. Les réformes dans la dématérialisation des services publics et la transformation digitale de l’administration ont permis à la Guinée de progresser de 23 places sur l’indice de développement des Nations Unies relatif à la gouvernance électronique, passant de la 183ᵉ place en 2020 à la 160ᵉ en 2025. À ce propos, il a déclaré : « Ces résultats démontrent qu’une transition conduite avec méthode peut restaurer la crédibilité de l’État, rétablir la confiance publique et préparer l’entrée de notre pays dans une nouvelle étape de son développement. »

Le Chef du Gouvernement a rappelé que la stabilité institutionnelle n’a de sens que si elle produit de la prospérité, et que la croissance n’a de légitimité que si elle devient inclusive. Il a souligné : « Les ressources naturelles n’ont de valeur politique que lorsqu’elles bonifient le capital humain et améliorent la compétitivité du pays ; enfin, les projets publics n’ont de sens que s’ils permettent le bien-être de chaque citoyen guinéen. »

C’est dans cette perspective que s’inscrit le Programme Simandou 2040, présenté comme le pilier stratégique de la transformation économique et sociale de la Guinée.

Le programme prévoit une croissance moyenne annuelle de 10,3 %, un produit intérieur brut porté à 152 milliards de dollars à l’horizon 2040, contre environ 35 milliards aujourd’hui, et la création de plus de 500 millions d’emplois. L’architecture globale comprend 122 mégaprojets et 39 réformes structurantes, pour un volume d’investissement estimé à 330 milliards de dollars sur quinze ans. La première phase, couvrant 2026-2030, mobilisera à elle seule 75 milliards de dollars, dont 20 milliards déjà engagés à travers le projet intégré Simandou et les infrastructures associées.

Le financement reposera sur un équilibre combinant 38 % de ressources privées, 11 % de concours des partenaires techniques et financiers, 19 % de fonds souverains et 32 % du budget national. Dans les secteurs de l’agriculture, de l’industrie alimentaire et du commerce, 32 mégaprojets et 10 réformes sont prévus pour un investissement global de 65 milliards de dollars. Le Chef du Gouvernement a rappelé que 45 000 promoteurs agricoles ont été accompagnés, dont 60 % de femmes, et que 298,5 milliards GNF ont été mobilisés à travers le Fonds de Développement Agricole (FODA) et le Programme de Développement de l’Agriculture Commerciale en Guinée (PDACG), en complément de financements extérieurs pour 20 projets et programmes.

Il a souligné que les politiques publiques qui découleront de ce pilier visent à moderniser durablement l’agriculture, sécuriser le foncier, poursuivre la mécanisation, relancer les rizeries, réduire les pertes post-récolte, structurer les filières d’exportation et faire émerger une agro-industrie capable de nourrir le pays, soutenir les revenus ruraux et positionner la Guinée comme un acteur majeur sur les marchés régionaux.