Conakry, le 25 mars 2026 – Le Premier ministre, Chef du Gouvernement, Monsieur Amadou Oury Bah, a présenté devant le Conseil National de la Transition la Déclaration de politique générale du Gouvernement.
La cérémonie, placée sous la présidence de l’Honorable Dr Dansa KOUROUMA, Président du CNT, a connu la présence des membres du Gouvernement, des représentations diplomatiques, des présidents des institutions républicaines, des faîtières, ainsi que des cadres de l’Administration publique.
Dans son discours d’ouverture, Dr Dansa KOUROUMA a rappelé que cet exercice républicain, progressivement consacré comme un moment essentiel de la vie institutionnelle, s’est imposé comme un instrument de transparence, de responsabilité et de dialogue entre pouvoirs.
Dans cette dynamique, le Premier ministre a, en préambule, rendu grâce au Tout-Puissant, le Très Miséricordieux, pour la paix qu’Il accorde à notre pays, pour la protection qu’Il continue d’assurer au peuple de Guinée et pour la sagesse qu’Il inspire à celles et ceux qui ont la responsabilité de servir la Nation.
Par ailleurs, le Chef du Gouvernement a qualifié cet exercice comme s’inscrivant dans la continuité de la vision impulsée par le Président de la République.
Pour le Chef du Gouvernement cet exercice traduit une volonté claire : reconstruire durablement les bases de l’administration publique et restaurer la crédibilité de l’État, tant à l’intérieur qu’à l’international.
Sur le plan institutionnel et politique, il a révélé que la Guinée a franchi une étape déterminante dans le rétablissement de son ordre constitutionnel et dans la consolidation de sa légitimité républicaine : « Notre pays s’est doté d’une nouvelle Constitution, d’un Code électoral rénové, et d’un dispositif électoral modernisé, consolidé par l’enrôlement biométrique de 8 979 923 citoyens, aboutissant à un fichier électoral de 6 768 458 électeurs ».
Poursuivant, le Premier ministre a indiqué que le référendum constitutionnel du 21 septembre 2025, suivi de l’élection présidentielle du 28 décembre 2025, a permis le retour à un ordre institutionnel régulier, légitime et souverain, dans un cadre pacifique, reconnu par les missions d’observation régionales et internationales : « Cette évolution institutionnelle est traduite par une normalisation progressive de la position de la Guinée à l’international ».
Dans le même élan, il a souligné qu’après la suspension intervenue à la suite des événements du 5 septembre 2021, les organisations régionales et internationales ont progressivement levé les mesures restrictives prises à l’encontre de notre pays. Ainsi, la Francophonie a levé, en septembre 2024, la suspension de la Guinée. De même, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a progressivement levé les sanctions économiques et financières avant de procéder, en janvier 2026, à la levée des dernières mesures restrictives et à la pleine réintégration de la Guinée dans les instances décisionnelles de l’organisation.
Parallèlement, l’Union africaine a levé ses sanctions après la restauration de l’ordre constitutionnel issue des élections de 2025, ouvrant ainsi la voie au retour complet de la République de Guinée au sein des instances continentales.
Le Chef du Gouvernement a également relevé que, malgré les épreuves, une constante demeure : la volonté du peuple guinéen de préserver son unité, sa dignité et sa souveraineté. Dans cette perspective, les institutions ne doivent pas être appréhendées comme de simples constructions juridiques, mais comme l’expression d’un pacte profond entre un peuple et son avenir.